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Voyage autour de ma chambre

"Je cours, dans l'autre sens que la terre. Je cours et me fatigue. Je ne rattrape rien." (Loïc Lantoine)

Rêve de mécano

Publié le 8 Août 2013

Rêve de mécano

Anatole O et Miranda B sont dans un très grand magasin rempli d'une foule trépidante et houleuse. Ils se tiennent bien fort la main, mais le courant est dense et ils ont du mal à rester côte à côte. Une vague plus forte que les autres les sépare. Anatole O, tel Zorro, passe par-dessus les têtes, se hisse jusqu'à l'escalator qui mène à l'étage. Miranda le voit. Miranda l'appelle. Miranda panique. Mais il a un si beau sourire, une si belle prestance sur son escalier, qu’elle comprend qu’il a un plan (Anatole O a des théories sur tout et il a pour habitude de sauver le monde).

Il lui fait des signes : « un peu à gauche, un peu à droite ». Il arrive en haut de l’escalator quand elle atteint le bas. Chacun sur un escalier, ils se croisent. Anatole O prend sa douce dans ses bras. Il la soulève comme une plume… ouf, ils sont maintenant sur le même escalator.

Miranda met souvent des robes avec des traînes, comme les mariées, et ce jour-là, la traîne est très longue. Evidemment, elle se prend dans les rouages de l’escalier roulant. Anatole O, n’écoutant que sa raison, arrache la robe de Miranda. La voici toute nue (et sans ses moufles, la malheureuse!) dans ses bras. Elle est bien contente.

Anatole O se hisse de nouveau par-dessus les têtes, mais ça n’est pas facile parce qu’il la porte. Et il s’accroche à un câble en ferraille pour atterrir devant un photomaton. Le père de Miranda leur ouvre le rideau et s’exclame : « quand on veut la lune, faut pas lambiner les enfants ! »

Ils entrent dans le photomaton. Miranda a des jambes immenses qui dépassent sous le rideau.

- « range tes jambes, ma sirène ! »

Elle est bien contente, il a dit « ma » (Anatole O utilise rarement les adjectifs possessifs). Elle se dit que tout va bien se terminer.

Anatole O la tient d'une main et de l'autre, il trafique des boutons et des manettes. Et les voici qui décollent avec un bruit infernal.
- «Accroche-toi, cocotte!»

Mais Miranda est facétieuse, elle ouvre le rideau pour regarder en bas les gens qui ne sont plus que de tout petits points.

- « Ne me lâche pas, Anatole… Ne me lâche plus ! »

Anatole O sourit et lui embrasse les genoux, et puis ses petits seins, et puis son cou.

Et moi, je me suis réveillée en pleurant tellement ils étaient beaux ces salauds.

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